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GUIDE Le théâtre japonais Prenez place et assistez à un spectacle de théâtre japonais traditionnel

(Photo reproduite avec l'aimable autorisation de ©SHOCHIKU)

Le kabuki, le nô, le kyogen et le bunraku constituent les formes traditionnelles de théâtre japonais

Le théâtre japonais traditionnel est un merveilleux mélange de danse, de théâtre et d'accompagnement musical envoûtant. Ses origines remontent à plusieurs siècles et il figure à présent sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité répertoriée au Japon par l'UNESCO. Il existe encore aujourd'hui des centaines de théâtres à travers le pays accueillant régulièrement des représentations.

En 2008, le kabuki, le nô, le kyogen et le bunraku sont devenus les premiers arts du spectacle japonais à être inscrits au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, attestant ainsi leur importance au sein du patrimoine et de l'histoire du pays.

 

 

Qu'est-ce que le théâtre kabuki ?

Le kabuki est sans aucun doute la forme de théâtre japonais la plus célèbre. Il trouve ses origines au tout début du XVIIe siècle à Kyoto où, selon la légende, une jeune fille issue du grand sanctuaire d'Izumo-taisha aurait commencé à interpréter une nouvelle forme de danse théâtrale. Ses spectacles auraient attiré l'attention de la cour impériale, où elle aurait été invitée à se produire.

Fort du sceau d'approbation impérial, le kabuki est rapidement devenu synonyme de spectacles de danse et de théâtre interprétés par des femmes et des troupes rivales. Cet art s'est rapidement répandu jusqu'à Edo, le Tokyo actuel, et les théâtres de kabuki devinrent des lieux où l'on se devait d'être vu, théâtres des dernières modes et tendances, ainsi que véritables temples du divertissement.

Cependant, les femmes furent bannies de la scène avant même la fin du siècle et tous les rôles furent alors joués par des hommes. Les hommes qui jouaient des personnages de femmes étaient appelés « onnagata ».

L'âge d'or du kabuki

Les 163 années qui suivirent l'an 1673 sont considérées comme l'âge d'or du kabuki, car elles signent la formalisation du style et de la structure des pièces, ainsi que des types de personnages.

Les pièces de kabuki illustrent des événements historiques et le conflit moral lié aux relations. Les acteurs, dont certains jouissaient du même type de fanatisme que les pop stars occidentales, s'expriment d'une voix monotone, accompagnés d'instruments.

 

À l'intérieur du théâtre Minami-za à Kyoto ©SHOCHIKU

 

Les grandes villes japonaises comptent un certain nombre de théâtres kabuki, comme le Kabuki-za et le théâtre national du Japon situés à Tokyo, ainsi que le Minami-za dans l'ancienne capitale de Kyoto. Ces établissements mettent à disposition des appareils proposant des informations sur l'intrigue et des commentaires en anglais.

 

Les marionnettes, une forme aboutie d'art japonais

 

Des marionnettes sur scène

Le bunraku, ou théâtre de marionnettes japonaises, est considéré comme l'un des arts de la scène les plus aboutis au monde. Sur scène, chaque personnage est manipulé, à vue, par trois marionnettistes.

La fluidité des mouvements de la marionnette, sa démarche réaliste, l'harmonie parfaite de ses gestes, le récit du narrateur et la musique se sont perfectionnés au fil des générations.

Le bunraku a vu le jour à Osaka en 1684 et met donc en scène des marionnettes. Le personnage principal est manipulé par trois marionnettistes (ou manipulateurs) de différents niveaux d'expertise. Ainsi, le plus expérimenté manipule la tête, le visage et la main droite, un autre la main gauche et un dernier les jambes. Cet art demande dix ans de pratique intense pour réussir à faire paraître les mouvements des pieds réellement humains et dix ans de plus pour réussir à manipuler la main gauche comme il se doit. Ce n'est qu'après qu'un marionnettiste peut prétendre à l'apprentissage des mouvements de la tête.

Ces manipulateurs sont généralement masqués de noir sur scène et assistés par le « tayu » qui interprète les voix de tous les personnages de la pièce et sert de narrateur ou récitant. Enfin, la musique est elle aussi un élément essentiel du bunraku. Elle se compose généralement d'un shamisen, d'un orchestre de flutes shakuhachi, d'un koto (cithare) et de tambours taiko.

Le théâtre national du Bunraku à Osaka et le théâtre national du Japon à Tokyo sont les plus adaptés à accueillir des spectateurs étrangers, puisqu'ils mettent à leur disposition des audioguides traduisant les dialogues et les chansons de certaines représentations dans plusieurs langues.

 

La musique fait partie intégrante des pièces de théâtre

 

Le nô et le kyogen

Le nô et le kyogen sont des arts de la scène complémentaires.

Le nô est la plus ancienne forme de théâtre japonais. Son nom est dérivé du mot « aptitude » ou « talent ». C'est également la forme la plus sérieuse de théâtre japonais, imposant au protagoniste de porter un masque pour l'aider à interpréter l'histoire. En outre, le nô s'appuie encore plus sur la musique que les autres formes de théâtre précédemment exposées. Le kyogen, quant à lui, était à l'origine un spectacle comique proposé en guise d'entracte entre les différents actes d'une pièce de nô. Il contient davantage de dialogues et constitue, conjointement au nô, le théâtre nogaku.

Le nô est d'abord apparu au VIIIe siècle, mais sa forme actuelle date du XIVe siècle, de l'influence de l'interprète et dramaturge Kannami et de son fils, Zeami. Une grande partie des pièces qu'ils ont écrites figurent encore parmi les plus emblématiques du répertoire de 250 histoires du théâtre nô.

Cette forme de théâtre a particulièrement prospéré à l'époque d'Edo (1603-1867), grâce aux seigneurs féodaux qui finançaient leurs propres troupes et étudiaient même cet art. Le nô faillit disparaître au début de l'ère Meiji (1868-1912), mais heureusement, assez d'artistes jouissaient de la protection de mécènes privés pour réussir à faire perdurer cet art. Il prospère à nouveau aujourd'hui et occupe une place de choix au sein du patrimoine culturel du pays.

Les pièces de nô sont classées en cinq catégories et font figurer des dieux, des guerriers, de belles femmes, des êtres surnaturels et des personnages contemporains. Traditionnellement, un programme d'une journée de nô commence par un conte Okina-Sanbaso, puis il est suivi par une pièce de chaque catégorie, avec un spectacle de kyogen joué entre chaque.

Les représentations de kabuki sont généralement très longues, même s'il existe des versions abrégées, souvent jouées en extérieur à la campagne en été. Le théâtre national du nô à Tokyo et des salles de spectacle similaires à Nagoya et à Osaka accueillent très régulièrement des représentations, certaines même traduites, tandis que des écoles de théâtre nô disposent de leur propre salle, notamment à Kyoto et à Nara. De même, les théâtres préfectoraux et municipaux organisent des spectacles dans tout le pays, mais peu d'entre eux sont à même de fournir une traduction pour les non-japonophones.

 

Les geishas et les maiko excellent dans les arts traditionnels comme la musique et la danse

 

Les autres arts du spectacle

Les geishas et les maiko (apprenties geishas) jouent également de la musique et dansent dans des salons de thé ou dans des salles de spectacle telles que Gion Hatanaka dans le quartier de Gion à Kyoto. Elles participent aussi à des événements publics à différents moments de l'année. Il est possible d'assister à un concert de gagaku (musique de la cour impériale) au théâtre national de Tokyo ou à l'occasion de cérémonies dans des temples ou sanctuaires.

Le théâtre japonais moderne connaît une popularité depuis les débuts du XXe siècle. Le shingeki, par exemple, propose une interprétation expérimentale du théâtre occidental. Les pièces se sont complexifiées à l'après-guerre et ont commencé à mêler de nombreux éléments classiques du nô ou du kabuki à d'autres du théâtre étranger contemporain.

Toutes ces informations sont exactes au moment de leur rédaction, en mars 2019.

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