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Les trois monts sacrés de Dewa Sanzan à Yamagata (Tohoku)

Quand je suis entrée au JNTO, il y a environ dix ans, je n’avais jamais entendu le nom de Dewa Sanzan – les bancs de la fac et mes séjours au Japon en étaient bien éloignés. Par la suite, JNTO oblige, j’ai fini par entendre ce nom qui ne m’évoquait alors rien – une fois, puis deux, puis trois… De quoi rendre ces lieux bien mystérieux. Puis vint enfin le jour où j’accompagnai des TO en famtrip dans le Tohoku.

La découverte de Dewa Sanzan fut… une révélation. Comme une renaissance. Comme une redécouverte du Japon. Personnellement, je ne suis pas du tout branchée « mystique » – plutôt rationnelle, comme fille – mais déjà, la nuit passée à Toge dans ce petit « temple » modeste mais authentique (Daishinbo), les offices religieux du matin et le petit-déjeuner végétarien (menu des moines) m’ont mise dans l’ambiance. Forts d’un briefing par notre hôte et parés de deux-trois accessoires de Yamabushi (ces moines adeptes du Shugendo), les TO que j’accompagnais et moi-même avons suivi le nôtre – de Yamabushi ! C’était parti pour la découverte du premier des trois monts : le Mont-Haguro – symbole de la prospérité dans la vie présente.

Voilà, le décor est planté. Et pour ce qui est du décor, il est simplement renversant. D’abord, une série de marches en pierre nous immerge dans ce qui est le début d’une forêt. Magnifique. L’antithèse de la descente aux enfers. Passage devant quelques autels religieux, pause sur le pont de bois laqué de rouge pour admirer la petite chute d’eau, son du horagai (sorte de conque dans laquelle soufflent les Yamabushi pour annoncer leur présence), avant le premier clou du spectacle : une remarquable pagode en bois qui se fond parfaitement dans le décor arboré et pavé – de bonnes intentions, manifestement !

Je précise que nous avions été invités à marcher en silence (les adeptes de la retraite silencieuse et autres méditations en pleine conscience comprendront), ce qui a sûrement participé de la forte impression laissée par les lieux.

Tout décrire prendrait des pages… Mais impossible de ne pas parler des 2446 marches (soit près de 5000, aller-retour) qui mènent au sommet et au temple Sanjin Gosaiden. Souffle coupé à l’aller, cuisses et mollets surexploités au retour : même pas mal. …Enfin si : le lendemain !

Pour conclure, je dirais que ce qui m’a le plus marquée lors de cette marche vers le Mont Haguro, ce sont les arbres : ces cèdres géants qui s’élancent dans le ciel, rendant plus beaux encore les chemins de pierre qu’ils bordent. Imposants, élégants, robustes, majestueux. Ils impressionnent. On comprend mieux pourquoi le shinrinyoku (sylvothérapie) est un concept japonais : on aurait bien envie de serrer un cèdre très fort dans ses bras.

 

Article rédigé par Charlotte de l'équipe du JNTO
 

© Charlotte Okamura

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