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Une nuitée hors du temps dans la ville thermale de Kinosaki Onsen (partie 1)

Je suis allée dans un certain nombre de villes traditionnelles au Japon, mais la ville de Kinosaki Onsen a un charme que l’on peut trouver nulle part ailleurs. Admirer, à la nuit tombée, ses saules pleureurs et ses lanternes qui longent une paisible rivière parsemée de petits ponts et entourée d’auberges japonaises traditionnelles en bois, et la machine à voyager dans le temps est amorcée.

J'habite dans la région et j’ai eu l’occasion, l'été dernier avec des amis, de pouvoir séjourner une nuit à Kinosaki Onsen pour un séjour hors du temps.

Tout d’abord, en arrivant, je suis allée à l’atelier Kamiya qui se trouve dans une charmante petite allée marchande tout près du bain le plus populaire, Goshono-yu. Là-bas, j’ai pu décorer une petite boîte dans l’atelier tout particulier de Monsieur Kamiya. Cet artisanat s’appelle la marqueterie de paille (mugiwara zaiku en japonais). C’est un artisanat qui n’existe qu’à Kinosaki et qui consiste à couper de fines lamelles de pailles préalablement lavées et peintes pour les coller entre elles et faire apparaître des formes géométriques intriquées et délicates. J’ai pu faire cet atelier avec l’un des 4 seuls artisans de tout le Japon qui exerce toujours cette profession.



Dans son atelier, j’ai également fait la connaissance de son apprentie, une jeune femme de Tokyo qui est tombée amoureuse de cet artisanat et a tout quitté pour venir apprendre les techniques et devenir elle-même artisane. J’étais très heureuse de voir que des personnes étaient motivées pour continuer un artisanat qui menace de périr. L’atelier consiste à couper et coller de fines lamelles de différentes couleurs de paille pour créer une forme de son choix. C’est l’une des élaborations les plus faciles, mais il faut néanmoins prendre son temps et ne pas avoir la main tremblante ! Lors de l’atelier, j’ai pu également m’approcher de l’artisan pour voir ce qu’il était en train de confectionner. Il collait plusieurs lamelles de pailles formant d’incroyables formes géométriques sur de grosses boites en bois. Sa dextérité et sa précision m’ont impressionnée. De fait, Monsieur Kamiya a dû s’exercer plusieurs années avant de devenir maître, et il est le 3ème de sa génération. Par ailleurs, la colle utilisée n’est autre que... du riz ! Un ingrédient de base qui peut servir pour des choses insoupçonnées. Mais à bien y réfléchir, si vous avez déjà confectionné ou mangé des mochi (pâtes de riz) vous vous souvenez sûrement à quel point cela peut devenir collant. Une fois l’atelier terminé, il était déjà l’heure de procéder au check-in à l’auberge traditionnelle japonaise, ou ryokan en japonais. Avec mes amis, nous avons choisi l’établissement Yuraku, surtout pour ces bains privatisés attrayants.
 

Mais avant cela, il était déjà l’heure du dîner, à 18 heures pétantes. Il faut s’habituer à manger tôt au Japon, mais compte tenu du fait que les Japonais ne prennent pas de goûter et qu’en vacances, il vaut mieux commencer sa journée tôt (car beaucoup de temples, jardins et établissements ferment aux alentours de 16 heures ou 17 heures), il n’est pas gênant de manger à 18 heures. Le ventre se fait déjà entendre et veut commencer les festivités. Car un dîner dans un ryokan est digne d’un banquet ! Le nombre de petites assiettes sur la table est impressionant. Chaque assiette présente des produits frais, locaux, de saisons, marinés ou en sauce, qui explose de saveur en bouche.



Un grand nombre de ces mets donne un goût de découverte dans les papilles. Les principales spécialités du coin, c’est le boeuf de Tajima et le crabe des neiges. Le saviez-vous ? Les boeufs de Kobe sont issus de la région de Tajima, la région au nord du département de Hyogo qui comprend Kinosaki. Le boeuf persillé de Tajima est un type particulier de boeuf pur race, et il est exporté à travers tout le Japon. L’autre spécialité, c’est le crabe, et notamment le crabe des neiges. C’est une espèce prisée qui ne peut être péchée que de Novembre à Mars (une spécialité hivernale donc, d’où son nom !). Les Japonais en raffolent. Il peut être servi cru, grillé, mijoté dans un bouillon ou une soupe etc... Moi qui n’étais pas une grande fan des crabes à l’origine, j’ai pu découvrir un goût tendre et une texture fondante en bouche à travers la diversité de ces préparations. Maintenant, j’en redemande ! Outre ces deux spécialités, les plats regorgeaient de produits de la mer, avec des poissons en tous genres, préparés notamment en sashimi ou grillés. De fait, la mer du Japon est très proche de Kinosaki Onsen. La plage se situe à une station, et la mer est paradisiaque, d’un bleu turquoise transparent. 

La suite dans la partie 2 !

 

Article rédigé par Jade Nunez, coordinatrice des relations internationales à Toyooka dans la préfecture de Hyogo, partie au Japon avec le Programme JET.

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