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Des Arts au Voyage… La promesse japonaise Cinéma japonais

Gros plan sur un décor de rêve

 

Au pays des « images du monde flottant », films dʼauteur ou films de genre, films dʼanimation ou films devenus classiques reflètent des paysages japonais hautement cinématographiques. Lʼarrivée dans lʼArchipel, en 1898, de Gabriel VEYRE, opérateur des frères LUMIÈRE a initié une même passion que Français et Japonais partagent encore et toujours. Des grands maîtres dʼhier aux nouvelles générations, chacun participe à cette invitation au voyage quʼil soit Japonais ou étranger.

 

Quand, en 1967, Lewis GILBERT pose sa caméra dans lʼArchipel pour le tournage de On ne vit que deux fois (You Only Live Twice), il relate certes les aventures de James Bond, mais pas seulement. Grâce à cette fiction, Tokyo et le quartier de Ginza, lʼenthousiasme dʼun tournoi de sumo, la beauté du château de Himeji et de lʼîle de Kyushu, les rituels du onsen (source thermale naturelle) et dʼun mariage shintô sont au premier plan dans les salles de cinéma du monde entier. Une carte postale en technicolor des plus attrayantes. Avec une réplique toujours dʼactualité, quand Tanaka, chef des services secrets japonais pose la seule question valable à Bond san : « Avant tout est-ce que notre pays vous plaît ? »

 

Les images hiératiques de KUROSAWA Akira, le regard à hauteur de tatami dʼOZU Yasujiro offrent à voir le Japon, leur Japon, un Japon, le vrai. Maître du plan-séquence, MIZOGUCHI Kenji, rien que par ses titres LʼElégie dʼOsaka, La Dame de Musashino ou Les Sœurs de Gion, conduit les spectateurs dans une géographie enracinée dans le passé. Avec A Scene at the sea (Ano Natsu, Ichiban Shizukana Umi), KITANO Takeshi, célèbre depuis Hana-Bi, filme le silence de la mer en plan large pour conter un émouvant récit balnéaire. Notre petite sœur de KORE-EDA Hirokazu dévoile une maison familiale à Kamakura. Ses images idylliques transcendent la nature japonaise. Le clap de fin nʼest pas dʼactualité. Il y a bien dʼautres exemples... tant le Japon fait son cinéma.

 

Onomichi

Sur les traces d’OZU Yasujiro

 

© Hiroshima Prefecture

 

Port tranquille, à mi-chemin entre Hiroshima et Okayama, la ville dʼOnomichi reflète lʼimage dʼun passé sublimé, cher à OZU. Maître du cinéma japonais, lʼhomme qui aimait Le Goût du saké y est venu pour tourner plusieurs scènes de son Voyage à Tokyo (Tokyo monogatari), considéré par la critique comme son chef-dʼœuvre. Ce film à la beauté simple relate une chronique familiale « avec une nostalgie distanciée » comme le soulignait Wim WENDERS dans Tokyo-Ga. Des parents habitent Onomichi, une petite ville côtière, et décident dʼaller à Tokyo pour rendre visite à leurs enfants... Cinéaste intimiste, il pose en plan fixe sa caméra notamment à Jodo-ji, lʼun des temples qui surplombent la ville. De rues escarpées en ruelles, une douce ascension mène sur les hauteurs de cette colline. Là, sʼoffre un panorama en technicolor. Les trains passent comme dans beaucoup de films dʼOZU, les bateaux filent le long du chenal dʼOnomichi, les nuages viennent et se dérobent au gré des vents maritimes.

 

Les cinéphiles ne manquent pas de visiter le modeste et sympathique musée dédié au 7ème Art. Dans cet ancien entrepôt de riz, photos, bribes de scénario, appareils cinématographiques dont la caméra Mitchell qui a servi pour le tournage de Voyage à Tokyo, révèlent les coulisses des tournages. Parmi les 15 000 affiches conservées, une quarantaine sont présentées dont celles de SHINDO Kaneto, lʼauteur de LʼIle nue (Hadaka no Shima) et dʼOnibaba. Figurent également celles de Tora san, le populaire Monsieur Tigre, héros gaffeur et aux idées embrouillées, personnage célèbre du cinéma japonais.

 

OZU était un gourmet et un jouisseur. Est-ce pour cela quʼil a choisi Onomichi, célèbre pour ses râmen, nouilles de blé servies dans un bouillon, mais aussi pour ses okonomiyaki, sorte de galette à base de farine de blé, dʼœufs et de bouillon dashi (algue kombu et bonite séchée râpée) avec la particularité locale dʼajouter des abats de poulet. Impossible pour les amateurs de bonne chère dʼy échapper.

 

Infos pratiques
Onomichi
Gare de Shin-Onomichi ou Gare d'Onomichi par la ligne JR

Musée du cinéma (Onomichi eiga shiryokan) (en japonais uniquement)
1-14-10 Kubo, Onomichi-shi, Hiroshima
15 min à pied de la gare d'Onomichi

 

 

Tomonoura

Voyage au pays de Ponyo

 

 

Niché dans une petite baie, Tomonoura a le charme dʼune parenthèse heureuse. Alors que de modestes embarcations partent au large, la vie, ici, paraît agréable. Sous les embruns, ce village de pêcheurs a inspiré MIYAZAKI Hayao pour réaliser son film Ponyo sur la falaise (Gake no ue no Ponyo). Séduit par cet endroit, il y a séjourné deux mois. Il prit refuge dans une maison sur les hauteurs dʼune colline pour écrire lʼhistoire dʼun tout petit être venu dʼune mer très bleue. Il sʼagit de Ponyo, lʼenfant-poisson à visage humain qui se lie dʼamitié avec un garçonnet. Cʼest à Tomonoura que le maître de lʼanimation japonaise réinvente le mythe de la petite sirène symbolisant les rapports complexes des hommes à la nature.

 

Sur place, il y redessina la façade dʼune maison vide qui est devenue depuis le restaurant Iroha. Cinq esquisses de Ponyo accueillent aujourdʼhui les clients. A Murakami seipanjo, lʼunique boulangerie, figurent sur la devanture des dessins du cinéaste en hommage à ses fréquentes visites. A lʼoffice du tourisme, au sein dʼune boutique de souvenirs, un plan de la commune pointe les sites évoquant plusieurs scènes de lʼanime.

 

Une promenade dans les quartiers anciens, préservés depuis lʼépoque Edo, révèle un dédale de ruelles pittoresques. Une succession de bâtisses en bois charme autant les touristes que les réalisateurs. De nombreux films et séries télévisées y ont été tournés. Pour lʼanecdote, quand Paul CLAUDEL, lʼambassadeur poète, était en poste au Japon, il sʼest rendu, en 1926, à Tomonoura. Dans un sanctuaire, il laissa par écrit une salutation respectueuse à lʼauguste empereur du Japon. Quelles que soient les époques, Tomonoura suscite une irrésistible envie de découvrir la mer intérieure de Seto.

 

Infos pratiques
Tomonoura
30 min en bus de la gare Shinkansen de Fukuyama

 

 

Lectures recommandées

 

« Dictionnaire de lʼAge dʼor du cinéma japonais 1935-1975 » sous la direction de Pascal-Alex VINCENT, Carlotta.

Au programme de cet ouvrage collectif : les portraits dʼune centaine de réalisateurs qui ont marqué par leur style, leur audace ou leur classicisme le 7ème Art. Une vision panoramique allant de la toute puissance des grands studios à la nouvelle vague japonaise.

 

« Tokyo mis en scènes » dʼAdrien GOMBEAUD, éditions Espaces & Signes.

Une balade en cinémascope dans la capitale de tous les possibles. De travellings en contrechamps, ce guide jubilatoire permet aux amoureux du grand écran dʼarpenter Tokyo comme dans un film, afin de retrouver les lieux des scènes les plus mythiques.

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