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Les saisons mouvantes

La cuisine japonaise est soucieuse de « l’expression de la beauté de la nature et de la succession des saisons » une caractéristique mise en avant lors de son entrée au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. 

 

Aucune cuisine n’est séparée de la nature, mais le Japon, par ses conditions climatiques, a de tout temps entretenu un rapport étroit avec les saisons. La haute cuisine est évidemment la gardienne de la saisonnalité. Des feuilles fraîches sont souvent glissées sous les aliments en guise d’assiette, les motifs de la vaisselle rappellent les fleurs qui s’épanouissent dans le jardin du restaurant. Nul besoin de préciser que la salle est décorée avec des fleurs du moment. Les tableaux qui ornent les murs sont aussi changés au fil des mois. Une attention particulière est portée à ces détails, afin de créer un passage entre ce qui se trouve dans l’assiette et le monde extérieur.
Cet esprit est partagé par le secteur agroalimentaire, qui commercialise des biscuits ou des chocolats aux arômes et saveurs de saison : cerise à la fin du printemps, menthe ou pastèque en été pour se rafraîchir, potiron en automne… Même symboliquement, les Japonais ont besoin de sentir les saisons.
Les fêtes liées aux saisons ne manquent pas : l’année s’ouvre avec la dégustation de l’osechi, un assortiment d’une dizaine de plats considérés comme apportant bonheur et prospérité, et on se délecte du riz aux sept herbes aromatiques le septième jour de l’année. Le Hanami (contemplation des cerisiers en fleurs) est associé à des plats et pâtisseries utilisant les fleurs de cerisier, la fête des petites filles (le 3 mars), à un sushi aux couleurs printanières, la fête des petits garçons (le 5 mai), à un mochi enfermé dans une feuille de chêne. On vénère la pleine lune en automne, lui dédiant tous les aliments de forme sphérique, comme les marrons ou les poires japonaises, les herbes de saison sont aussi utilisées en décoration… Presque tous les mois, les plats liés à des coutumes nous rappellent la saison dans laquelle nous sommes, et que nous vivons avec la nature.
 

 

Fugu
Surnommé « poisson toxique » à l’étranger, le fugu n’est pourtant pas mortel s’il est préparé par un chef qualifié. La préparation la plus connue est en sashimi, coupé en fines tranches presque transparentes, mais la friture est aussi délicieuse, et la laitance gagne en onctuosité avec l’arrivée du froid. Poisson de l’hiver par excellence, la marmite de fugu est appréciée lors des fêtes de fin d’année. 

 

Shimonoseki

À la pointe sud de Honshu, l'île principale de l’archipel, le détroit de Shimonoseki relie la mer du Japon à l’océan Pacifique. Du haut de la tour Kaikyo Yume, on peut profiter du fabuleux panorama sur l’île de Kyushu et observer en contrebas le marché aux poissons de Karato, où l’on peut déguster le fugu de qualité. Au nord, à 80 km, on devine à l’arrière de la jolie plage la silhouette de l’ancien château de Hagi, entouré de demeures de samouraïs peintes à la chaux. La fine céramique Hagi-yaki est renommée pour ses craquelures obtenues par l’ajout de cendre à la peinture. À mi-chemin, sur le littoral ouest, un superbe alignement de torii rouges mène au sanctuaire Motonosumi-jinja surplombant la mer.

 

 


Restaurants du marché aux poissons Karato Ichiba

Lun. - sam., 5 h – 15 h ; dim., 8 h – 15 h.

5-50 Karato-cho, Shimonoseki-shi, Yamaguchi-ken.

Accès en train de Hiroshima (1 h) ou de Hakata (30 min) par la ligne Shinkansen Tokaido-Sanyo jusqu’à la station Shin-Shimonoseki, puis par le bus local 36 jusqu’au marché Karato (30 min).

 

Pour en savoir plus : shimonoseki.travel (EN)